Projet de Mouss : C’était une amie pas comme les autres…

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Ce défi n'était pas facile pour moi. Mouss, tu ne m'a pas épargnée mdr... Non sérieusement, ce texte était difficile à écrire car il parlait de moi. De mon amitié perdue. De mes désillusions. Je me suis dévoilée dans ce texte. J'ai eu mal en repensant à elle, mais c'est la vie. Au début, je ne voulais pas parler d'elle. Je ne voulais pas y penser. J'avais même décidée de ne pas participer au défi. Mais je me suis lancée... et voilà !

 

C’était une amie pas comme les autres…C’était ma meilleure amie. Ça me fait encore mal de penser à elle. Elle était tout pour moi et pourtant elle a déployé ces ailes. Un jour, elle s’en est allée laissant notre amitié derrière elle. Derrière nous.

On s’est rencontrée au lycée. Je ne me souviens plus très bien comment ça a commencé. Mais elle était là, et c’est tout ce qui comptait. Elle était la seule à me parler, à m’apprécier, à me supporter. Elle était là, alors qu’elle aurait pu être là-bas. Pourquoi s’est-elle rapprochée de moi ? Je l’ignore encore. Ensemble, on a tout affronté. On a affronté nos peines, nos notes sous la moyenne, nos larmes incertaines. Mais rassurez-vous, il n’y avait pas que des maux d’adolescentes perdues. Non, il y avait aussi les fous rires et les délires. Ces moments avec notre petit groupe. Notre groupe de danse. Des moments d’insouciance et d’innocence. Une bulle où le monde extérieur n’est que transparence… Et où le temps semble se figer. Comme notre allégresse lors de nos repas improvisés, ou ces après-midi shopping à rigoler… On était inséparables. C’était incroyable ! Des instants inoubliables… Elle était ma sœur, mon amie. Elle était ma confidente, ma vie.

Mais c’était trop… Beaucoup trop pour elle. Je l’étouffais. Je la noyais. Je la perdais… Chaque jour un peu plus… Si seulement j’avais su. Mais, je n’ai rien vu. Il n’y avait que ma souffrance. Un fardeau bien trop lourd à porter, même à deux. Elle étouffait. Elle se noyait à force de me porter.

Un jour, elle a craqué. Elle ne supportait plus de me voir m’enfoncer. Elle ne savait plus comment m’aider. Elle ne pouvait plus me porter. Pas toute seule ! Et ma mère qui la faisait culpabiliser… Ce n’était pas sa faute si j’ai voulu me tuer. Elle ne savait rien de mes projets. Mais ma mère l’a accusée… et elle s’est envolée.

Loin. Très loin… Ou peut-être pas si loin. Mais elle ne voulait plus me parler. Elle ne voulait plus m’écouter. Je lui ai envoyé des mails, des messages. Mais rien. Aucune réponse à mes appels. Je voyais encore son visage. Il n’y avait qu’elle. J’ai vraiment su que c’était fini lorsqu’elle m’a supprimée des réseaux sociaux. Elle était définitivement partie sur un autre rivage.

Cela fait huit années désormais. Je pense encore à elle parfois. Je lui en veux des fois. Je lui en veux de m’avoir abandonnée. Et puis d’autres fois, je comprends sa décision. J’étais toxique pour elle. J’étais un poison.

Depuis, je n’ai plus vraiment d’amis. Seulement des connaissances de passage… Je me demande parfois ce qu’elle est devenue. J’ai appris qu’elle s’était mariée. Mais je n’étais pas à ses côtés. Je ne fais plus partie de sa vie. Nos chemins se sont séparés. Pour toujours et à jamais.

Je n’ai pas su la protéger. Je suis sans doute la pire des amies qui soit. Je ne suis qu’un poids mort, un boulet. J’ai essayé… Mais les liens se fissurent au fur et à mesure que je les crée. Je ne suis pas douée en amitié.

J’ai trouvé une nouvelle confidente. Elle aurait pu être une amie… dans une autre vie. Mais, j’aurais préféré qu’elle soit ma mère. Elle n’est rien de tout ça. Elle est juste ma psy. Ou plutôt, elle l’était. Je n’ai plus besoin d’elle. Mais j’ai toujours besoin d’une amie.

 

Tous droits réservés © – Le 23/01/19

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