Ma soeur, mon amie (poésie)

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Encore un poème triste… et pourtant je lui trouve un certain espoir à la fin. Pour ce poème, j’ai à nouveau été inspirée par les chansons de Patrick Bruel qui me renvoient beaucoup d’émotions. Ce sont des textes forts et bien interprétés. J’ai notamment été touchée par la chanson « Louise » qui parle du « jeu du foulard ». Patrick Bruel parle à Louise et tente de lui venir en aide, de comprendre… Puis j’ai imaginé ma soeur à l’époque où je me faisais du mal. J’ai essayé de retranscrire ce qu’elle a pu ressentir. En fait, dans ce poème, c’est comme si ma soeur me parlait. Ce poème est peut-être plus une chanson. Je ne sais pas trop… Je l’ai écrite avec le rythme d’une autre chanson de Bruel « L’amour est un fantôme ». En tout les cas, j’espère que cet écrit vous touchera. N’hésitez pas à me laisser des commentaires. Bises

 

 

Oh ma sœur, mon amie,

Pourquoi toutes ces lignes,

Ces larmes couleur rubis ?

Oh dis-moi, je t’en prie,

Qui dirige ta vie ?

Mon amie, ma sœur,

Conte-moi tes malheurs,

Raconte-moi tes peurs

Qui t’enferment ailleurs…

Où es-tu ma sœur ?

Je ne t’entends plus,

Dis-moi que fais-tu

Avec cette lame au fond du cœur ?

Oh ma sœur, mon amie,

Dis-moi quelles sont ces lignes

Que tu dessines sur ta vie ?

Parle-moi,

Fais-moi un signe,

Peins-moi ta prison,

Celle qui te détiens,

Toi et ta raison.

Mon amie, ma sœur,

Dis-moi quelles souffrances,

Renferment ton cœur,

Tu tais tes errances,

Mais je te connais ma sœur.

Tu pleures en silence,

Tu crois qu’on n’les voit pas,

Ces larmes sur tes bras ?

Oh ma sœur, mon amie,

Arrête, je t’en prie !

Arrête de jouer ainsi avec ta vie.

Cesse de regarder en arrière,

N’entretiens pas le passé,

Il a un goût amer,

Ce n’est pas bon, tu le sais.

Mon amie, ma sœur,

Conte-moi ta douleur,

Raconte-moi tes peurs

Qui t’enferment ailleurs…

Dis-moi quels sont ces mots

Que tu graves sur ta peau ?

Vas-tu jouer encore longtemps,

Avec la mort ? Avec la vie ?

Viens je t’en prie,

Je suis là, je t’attends,

Viens mon amie,

Accepte la main qu’on te tend.

Cesse un peu ta fuite

Pour une main qui s’invite.

Oh ma sœur, mon amie,

Ne fais pas la gueule,

Tu n’es plus toute seule,

Donne-moi ta peine,

Je te donne ma joie,

Je ne te promets pas la scène,

Je ne te mentirais pas,

Il y aura des joies et des combats,

Des histoires qui ne comptent pas…

Et puis un jour tu feras la tienne,

Un destin où tu seras reine.

Oh ma sœur, mon amie,

Dis-moi si tu es toujours en vie,

J’ai peur pour toi tu sais,

J’ai peur qu’une nouvelle étoile ne brille,

Alors reste, je t’en prie…

Je ne te promets pas l’éclat,

Je ne te promets pas la joie,

Non je ne te promets rien de tout ça…

Juste que je t’aime,

Oh oui ma sœur, je t’aime,

Je t’aime.

 

Tous droits réservés © – Le 22/11/18

 

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Loin – poésie

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Un moment que je n'avais pas écrit... Je ne prends plus le temps je crois... Mais cet après-midi, en écoutant le nouvel album de Patrick Bruel "Ce soir on sort", j'ai été inspirée. Ce poème parle de toutes ces années où je me suis perdue dans les abysses de ma souffrance, à ne pas savoir qui j'étais. C'est avec l'aide de ma psychologue que j'ai appris à me connaître. Aujourd'hui, je suis enfin apaisée. J'ai cessé de courir après le passé. Aujourd'hui, je suis MOI, et j'en suis fière.

 

Je suis partie au loin

Chercher ma vérité,

Dictée par mon instinct,

Ma quête de liberté.

 

J’avais les pieds en sang

A force de glisser,

J’ai chaviré longtemps

Avant de me trouver.

 

Je suis partie là-bas

Retrouver mon Histoire,

Semer le choléra

Me bouffant dans le noir.

 

Le temps passe si vite

Est-ce l’heure de grandir ?

La mort est bien maudite,

Je ne veux pas vieillir.

 

Je suis partie au loin

Rechercher qui j’étais,

Je ne savais plus bien

Où ma place se trouvait.

 

Je suis partie là-bas

Pour me sentir vivante

Faire taire le trépas,

Ce passé qui me hante.

 

J’avais le cœur en sang,

De cet amour absent,

Je l’ai longtemps pleuré

Vidant les eaux salées.

 

Je suis partie au loin,

Et je suis revenue,

J’ai sauté à pieds joints,

Au détour d’une rue.

 

J’ai appris à grandir,

Affronter les défaites,

Amorcer l’avenir,

Et les victoires en fêtes.

 

Je suis partie au loin

Mais je suis revenue,

Oui je suis revenue,

Et je sais aujourd'hui

Qui je suis.

Qui je suis.

 

 

Tous droits réservés © – Le 05/11/18

Mon combat pour la vie !!!!

 

J'ai beaucoup hésité avant de publier cet article. J'hésite encore d'ailleurs... Je ne sais pas pourquoi, car je n'ai pas honte, ni peur de ce que j'ai vécu. J'ai déjà publié plusieurs poèmes...

Alors pourquoi hésiter ? Peut-être parce que je partage avec vous certains écrits qui datent de mes années de souffrance, et qui sont assez violents.  Lorsque je les lis, je revois l'enfer sous mes yeux.

Mais écrire cet article (ou plutôt le mettre en forme, car comme je l'ai dit la plupart des ces lignes étaient écrites.), et de le partager avec vous, était important pour moi. Une façon de tourner une page. D'écrire noir sur blanc, je suis guérie. Je m'en suis sortie. Je ne pensais pas pouvoir écrire cela un jour. C'est une victoire pour moi ! 

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L’art du café

Le monde se divise en deux classes : ceux qui vont au café et ceux qui n’y vont pas. Moi je n’y vais plus. Pourtant sous mes yeux, à travers la vitre, je vois tout un monde qui s’agite. Un monde inconnu. Un monde remplit de lumière. Un monde joyeux pourtant si éphémère… J’ai froid là-dehors. Je grelotte à travers mon manteau fané. Cependant, je n’ose entrer. Bien trop peur de tous ces regards tournés vers moi. Bien trop peur des gens que je ne connais pas. Je suis seule, toute seule sous la neige virevoltant dans mes cheveux. C’est un mois de décembre où tout le monde devrait être heureux. C’est un mois de fête lorsqu’on vit à deux. Et moi, je suis seule, sans un sous, sans un toit. Et j’ai froid. Lorsque je vois ce sapin de neige illuminé, je souris. Je repense à mes enfants et à ces années où ma vie était remplie. Mais il n’y a plus aucune vie en moi depuis bien trop longtemps. J’aperçois la serveuse, une jeune femme blonde, servir un café à un homme seul, assis dans le coin près de la porte. Un bon café chaud avec une mousse onctueuse. J’en rêve ! Et cet éclair qui vient de passer, je sens encore le goût de la crème dans ma bouche. L’homme, d’une cinquantaine d’années, est installé dans un fauteuil blanc qui semble bien confortable. En face de lui, une petite table ronde lactée. De là où je suis, je peux apercevoir le comptoir d’un blanc immaculé lui aussi. Des lampes en forme de cônes d’un gris argenté se soulèvent au-dessus du comptoir. Un bouquet d’orchidée lui donne un certain charme. Mais revenons à cet homme solitaire. Il m’intrigue. Peut-être est-il lui aussi seul pour Noël ? Est-il aussi triste que moi ? Il m’a l’air pensif… Et que peuvent bien se raconter tous ces gens riant aux éclats ? Sans doute des niaiseries superficielles et des blablas… Moi, je n’ai rien à dire. Ma vie est vide. Elle est blanche comme la neige dans mes cheveux, comme la couleur qui semble dominer ce café. Il y a quelques fauteuils noirs cependant s’assemblant comme un damier. Mais qu’entends-je derrière ma vitre ? La machine à café tourne avec vivacité. J’adorais le café avant. Le Cappucino, c’était mon préféré. Comme je voudrais entrer… Mais j’ai bien trop peur avec mes vêtements de dur labeur. Sur le mur, une affiche de pâtes fraiches bien colorée. Cela donne l’eau à la bouche ! De l’autre côté, un mur d’ardoise gris anthracite. Le vieil homme est en train de lire un livre. Je n’arrive pas à voir le titre. J’aimais lire moi aussi avant. Voltaire, Maupassant, Baudelaire… Maintenant, je me sers de journaux pour me tenir chaud. Sa tasse est presque vide. J’ai envie d’un café. Ma vie est bien livide. La musique du café résonne comme un écho de bonheur. Cela me donne du baume au cœur. L’Art du café, il s’appelle. Je voudrais y entrer. Mais que diraient les autres. Je ne suis qu’une sans abris qui n’a plus de vie.

 

Tous droits réservés © – Décembre 2014

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Une belle blonde II

 

J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce second chapitre. Il était essentiel pour moi de le faire sortir de l’ombre, de le révéler à la lumière. Essentiel car il est mon Présent. Un poème porteur d’espoir. Un avenir entre mes mains. J’avais besoin de mettre des mots sur mon nouveau Moi. Car oui, j’ai changé. J’ai su renaître de mes cendres. Et je suis heureuse de partager cela avec vous.

 

Une belle blonde II

Strasbourg s’éveille,

On s’émerveille

Sur une blonde

Aux formes rondes,

Elle se moque bien

De ce tintouin,

Ils sont jaloux

Un point c’est tout !

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Une belle blonde I

 

Que dire de ce poème… Au départ, je voulais écrire un poème joyeux, mais comme souvent, mon côté dramatique a pris le dessus. Les mots se sont couchés sur le papier au fur et à mesure que ma plume dansait. Ce n’est qu’après que je me suis rendue compte que la mort était à nouveau présente dans mes couplets. Elle s’y est invitée sans me demander. Mais elle était bien là à guetter mes failles , mes peurs. Oh oui, elle savait le faire mieux que personne. Elle me connaissait par coeur…

Mais comme vous pouvez le remarquer, je parle au passé. Désormais la mort ne me fait plus peur, et n’a plus d’emprise sur moi. Je suis bien plus forte qu’elle.

Ce poème fait partie de moi et en fera toujours partie. Mais il est mon Passé désormais. C’est un chapitre de ma Vie que je ne pourrais oublier même si je le voulais. Heureusement, une page se tourne et un nouveau chapitre s’écrit.

Ce poème est mon passé. Il renferme en lui toute ma souffrance et mes maux. Mes Enfers. Mon combat pour la Vie. Un combat que je n’ai pas peur de partager avec vous. Je n’ai pas honte car la folie est en chacun de nous.

 

Une belle blonde I

Strasbourg s’éveille

Sous les corneilles,

Le ciel gronde

Sous une blonde,

Elle vagabonde

On ne sait où,

Un peu perdue

Sur cette mappemonde.

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Le labyrinthe

Le labyrinthe

J’avance pas à pas dans ce labyrinthe de sons, d’images et de souvenirs lacérés, sans savoir où il va me mener. Une multitude de chemins sinueux s’entrecroisent bordés de volumes enfermés par la rouille. 

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