Projet de Mouss : J’en faisais la collection…

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Encore un défi de Mouss... Je dois dire que je n'étais pas très inspirée. J'espère tout de même que vous allez apprécier la lecture. Bises 

 

Des collections, j’en ai eu comme tout le monde je pense. Mais je m’en suis vite lassée. Et en même temps, je n’étais pas si passionnée… Il y a eu les figurines Kinder que j’ai fini par jeter. Les timbres dont je ne sais plus où ils sont passés. Les coquillages qu’un jour j’ai ramassés. Je les garde toujours dans une boite écaillée. Mais la collection ne s’est jamais déployée. Puis il y a les flacons de parfums que je trouvais élégants et raffinés. Maintenant, c’est un peu les cartes postales. Enfin, je crois.

 

Je ne suis pas une collectionneuse aguerrie vous l’aurez compris. Mais il y en a tout de même une qui compte : les souvenirs. Ils m’aident à me rappeler les petits bonheurs, les personnes chères à mon cœur… Cela me fait sourire. Cela me fait du bien lorsque la nuit s’empare de mon esprit. J’ai besoin de savoir que je suis aimée, que je ne suis pas seule et abandonnée. Alors les petits mots, les photos, je les conserve précieusement.

 

Je pourrais aussi dire que j’ai collectionné les séjours en psychiatrie, les cachets et les séismes dans mon esprit. Mais ça c’est une autre histoire… Désormais, je vais mieux. J’ai jeté mon désespoir pour ne garder que l’espoir. L’espoir d’y croire… Aujourd’hui, j’aimerais collectionner le bonheur. Si c’était possible, j’en ramasserais chaque graine que je ferais fleurir sur mon cœur.

 

Je pense que tout le monde à le droit au bonheur. Il faut juste saisir la clé, et rester ouvert aux opportunités. Oui je sais, c’est facile à dire. Pourtant j’ai encore envie de croire au prince charmant comme quand j’étais enfant. J’ai envie de croire que tout est possible, que je suis invincible. Que le monde n’est pas fou, et qu’il reste encore un peu de nous. J’ai envie de croire au Destin, au futur, au lendemain. Et surtout, j’ai envie de croire en l’amour. Toujours.

 

Tous droits réservés © – Le 24/01/19

Projet de Mouss : C’était une amie pas comme les autres…

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Ce défi n'était pas facile pour moi. Mouss, tu ne m'a pas épargnée mdr... Non sérieusement, ce texte était difficile à écrire car il parlait de moi. De mon amitié perdue. De mes désillusions. Je me suis dévoilée dans ce texte. J'ai eu mal en repensant à elle, mais c'est la vie. Au début, je ne voulais pas parler d'elle. Je ne voulais pas y penser. J'avais même décidée de ne pas participer au défi. Mais je me suis lancée... et voilà !

 

C’était une amie pas comme les autres…C’était ma meilleure amie. Ça me fait encore mal de penser à elle. Elle était tout pour moi et pourtant elle a déployé ces ailes. Un jour, elle s’en est allée laissant notre amitié derrière elle. Derrière nous.

On s’est rencontrée au lycée. Je ne me souviens plus très bien comment ça a commencé. Mais elle était là, et c’est tout ce qui comptait. Elle était la seule à me parler, à m’apprécier, à me supporter. Elle était là, alors qu’elle aurait pu être là-bas. Pourquoi s’est-elle rapprochée de moi ? Je l’ignore encore. Ensemble, on a tout affronté. On a affronté nos peines, nos notes sous la moyenne, nos larmes incertaines. Mais rassurez-vous, il n’y avait pas que des maux d’adolescentes perdues. Non, il y avait aussi les fous rires et les délires. Ces moments avec notre petit groupe. Notre groupe de danse. Des moments d’insouciance et d’innocence. Une bulle où le monde extérieur n’est que transparence… Et où le temps semble se figer. Comme notre allégresse lors de nos repas improvisés, ou ces après-midi shopping à rigoler… On était inséparables. C’était incroyable ! Des instants inoubliables… Elle était ma sœur, mon amie. Elle était ma confidente, ma vie.

Mais c’était trop… Beaucoup trop pour elle. Je l’étouffais. Je la noyais. Je la perdais… Chaque jour un peu plus… Si seulement j’avais su. Mais, je n’ai rien vu. Il n’y avait que ma souffrance. Un fardeau bien trop lourd à porter, même à deux. Elle étouffait. Elle se noyait à force de me porter.

Un jour, elle a craqué. Elle ne supportait plus de me voir m’enfoncer. Elle ne savait plus comment m’aider. Elle ne pouvait plus me porter. Pas toute seule ! Et ma mère qui la faisait culpabiliser… Ce n’était pas sa faute si j’ai voulu me tuer. Elle ne savait rien de mes projets. Mais ma mère l’a accusée… et elle s’est envolée.

Loin. Très loin… Ou peut-être pas si loin. Mais elle ne voulait plus me parler. Elle ne voulait plus m’écouter. Je lui ai envoyé des mails, des messages. Mais rien. Aucune réponse à mes appels. Je voyais encore son visage. Il n’y avait qu’elle. J’ai vraiment su que c’était fini lorsqu’elle m’a supprimée des réseaux sociaux. Elle était définitivement partie sur un autre rivage.

Cela fait huit années désormais. Je pense encore à elle parfois. Je lui en veux des fois. Je lui en veux de m’avoir abandonnée. Et puis d’autres fois, je comprends sa décision. J’étais toxique pour elle. J’étais un poison.

Depuis, je n’ai plus vraiment d’amis. Seulement des connaissances de passage… Je me demande parfois ce qu’elle est devenue. J’ai appris qu’elle s’était mariée. Mais je n’étais pas à ses côtés. Je ne fais plus partie de sa vie. Nos chemins se sont séparés. Pour toujours et à jamais.

Je n’ai pas su la protéger. Je suis sans doute la pire des amies qui soit. Je ne suis qu’un poids mort, un boulet. J’ai essayé… Mais les liens se fissurent au fur et à mesure que je les crée. Je ne suis pas douée en amitié.

J’ai trouvé une nouvelle confidente. Elle aurait pu être une amie… dans une autre vie. Mais, j’aurais préféré qu’elle soit ma mère. Elle n’est rien de tout ça. Elle est juste ma psy. Ou plutôt, elle l’était. Je n’ai plus besoin d’elle. Mais j’ai toujours besoin d’une amie.

 

Tous droits réservés © – Le 23/01/19

Atelier d’écriture : Soldat inconnu

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Coucou tout le monde,

Proposition d'écriture : Ecrire un  lipogramme sans la lettre "E". George Perec a écrit tout un livre sans cette fameuse lettre "La disparition". Je dois dire que c'était un exercice difficile. On ne se rend pas compte à quel point on utilise cette lettre. Rien que pour cette description, j'ai utilisé 45 fois la lettre "E".

Soldat inconnu

Toi qui as froid,

Tapis sur un trottoir,

Avachi dans un bar,

Vaincu par ton combat.

Ta prison à l’affût,

Ton corps agonisant,

Couloirs lancinants,

Soldat inconnu.

Toi qui as froid,

Dis-moi pourquoi

Ton sang jaillit ainsi

Sur ton bras affaibli ?

Ton mal consumant,

T’assassinant,

Dans un profond brouillard,

Gisant sur un brancard.

Toi soldat inconnu,

Subissant ton carcan, ta croix,

Mais trouvant aucun salut

Hormis la mort, la corrida.

 

 

Tous droits réservés © - Le 20/01/19

Projet d’écriture de Mouss : Ce livre que j’aime tant…

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Nouvelle semaine, nouveau défi. Pour cette semaine, Mouss propose le thème suivant : "Ce livre que j'aime tant". 

Je dois dire que ce thème m'a donné du fil à retordre. Je ne savais quel livre choisir. Je n'ai pas vraiment de préférence entre un livre et un autre... Et je ne sais pourquoi, mais j'ai pensé à ma boîte de souvenir, qui pour le thème, j'ai transformé en livre.

Voilà, j'espère que ce texte vous plaira.

Bises les gourmands 

 

Ce livre que j’aime tant… Ce n’est pas un livre comme les autres. C’est le livre de ma vie. J’aime à l’ouvrir dans ces moments de mélancolie. Sur chaque page se cache une nouvelle merveille. Un album qui se remplit au fil des souvenirs, et qui jamais ne finit. Il est mon passé, mon présent, et mon avenir. Il est ma joie. Il est ma peine. En son cœur, un zeste de verveine. Des lettres et des mots doux. Des photos de moi, de nous… Quelques pensées à la dérive, et des citations positives. Il y a des poèmes, et des espoirs que je sème. Des places de théâtre un peu jaunâtres, et des mots griffonnés à la hâte… Il y a aussi les petits bonheurs qui se baladent entre les pages, et les fous rires que l’on partage… Il y a la famille et les amis, ces rêves qui nous animent. Mais par-dessus tout, il y a mon âme dans cet ouvrage un peu vieilli. Un ouvrage de toute une vie.

 

Tous droits réservés ©  – Le 13/01/19

Projet de Mouss : Ce n’était qu’une galette et pourtant…

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Hello les gourmands,

J'espère que vous avez bien fêté la Nouvelle Année. Pour ce 1er jour de l'année, je vous propose un texte sur la galette des rois. Et oui, après Noël... l'épiphanie ! Décidément, on n'arrête pas de manger. Mais pour cette fois, vous mangerez avec les yeux, c'est moins calorique ! 

Je suis tombée par hasard sur le blog de Mouss "Mouss et Cie", et j'ai été séduite par son projet d'écriture créative. Chaque semaine, un nouveau thème ! Moi qui suit souvent en manque d'inspiration, je dois dire que ça tombait bien ! Et puis, j'adore les challenges.  Le thème de cette semaine s'intitule : "Ce n'était qu'une galette et pourtant..."  Et ce qui est bien, c'est que tout le monde peut participer... Alors à vos stylos (ou clavier) !!! 

Et encore mes meilleurs voeux pour cette année qui commence. Que 2019 soit remplit de joie, d'amour, de bonheur, de bonne santé, de projets en tout genre, d'amitié...

Ce n'était qu'une galette et pourtant...

 

Ce n’était qu’une galette et pourtant… On était là, mon frère et moi, à gigoter devant ce trésor doré, les yeux pétillants d’envie. Oh oui, c’était un trésor. Un trésor d’espoir… Une lueur cachée dans le noir. Un peu comme lorsqu’on découvre nos cadeaux de Noël. L’espace d’un instant, le temps fige le fiel.

Non, c’était bien plus que ça ! C’était le Destin. Seul le Destin peut conter nos lendemains. Seul le Destin peut nous donner le trésor tant convoité. La fève ! Non, ce n’était pas la fève…

La fève en est seulement la clé. La clé qui nous mènera tout droit au couronnement. J’entends déjà les frémissements de la pâte qui s’effrite. C’est comme les berceuses de maman. C’est de la douceur qui s’invite. De la douceur au bon goût d’amandes… Oh oui c'est sûr, on en redemande !

 

Mais qui sera le Roi ou la Reine cette année ? Si seulement je pouvais être nominée... Vous savez, comme les miss à la télé.

Vous n’imaginez pas comme cette couronne ferait toute la différence. Vous allez me dire… ah l’innocence de l’enfance ! Mais croyez-moi, l’innocence, il y a longtemps qu’elle a désertée.

Grâce à cette couronne, je serais protégée. Oh oui, je serais protégée de toutes les horreurs de l’univers. Ou plutôt devrais-je dire de l’Enfer. L’Enfer de la maison. Ma maison est une prison dorée. Dorée oui, mais pas comme la couronne. La couronne est étincelante, elle, tandis que ma maison est effrayante.

 

Alors oui, je dois bien l’avouer, ça ne ferait pas de mal d’avoir un peu d’espoir. De cette lueur dans le noir. Et en même temps, il y a mon frère. Et il y a ma mère aussi… Qui va donc les protéger du monstre ?

Je diviserai ma couronne en trois, comme ça il y aura un bout d’espoir pour chacun de nous. Et comme ça, peut-être que l’année sera plus douce. Et peut-être que papa cessera de boire… Je l’espère. Je l’espère de tout mon cœur.

 

 

Tous droits réservés © – Le 1er Janvier 2019

Atelier d’écriture : Un cadavre encombrant

 

 

Proposition d’écriture : Ecrire le monologue intérieur d’un personnage à partir d’une photographie de Martin Parr.

 

 

PS : Même si cela peut être dérangeant pour le lecteur, le manque de ponctuation est voulu. Le monologue intérieur est un flot de pensées ininterrompues, passant du coq à l'âne.

Non mais il se prend pour qui ce vieux  c’est pas l’heure de la sieste non mais les vieux tout de même ils râlent ils râlent et ils n’en foutent pas une ils croient que tout leur est servi sur un plateau d’argent comme ma mère tient elle qui se prenait pour la reine d’Angleterre c’est fou ce que les gens sont égocentriques de nos jours quand j’entends aux informations les gens faisant l’aumône et alors moi non plus j’ai pas un rond tout ça parce que mon boss ne paye que lorsque le travail est fait oui mais en attendant c’est qui qui va m’aider à creuser ce maudit trou sûrement pas l’autre à roupiller et le cadavre hein c’est moi qui vais devoir le porter seul puis d’abord je voulais pas moi être mêlé à ça j’étais tranquille avec ma femme installé sur le canapé à regarder le foot à la télé il a fallu que ma mère appelle toujours à se fourrer dans des ennuis pas possible le vieux est tombé dans l’escalier soi-disant mon œil oui c’est comme papa tombant accidentellement de l’échelle elle me prend vraiment pour un con celle-là c’est quoi ça encore pourquoi tout le monde vient m’emmerder vous croyez que je suis pas assez dans la merde comme ça avec ce cadavre eh merde c’est le boss qui arrive la confiance règne on dirait et comme par hasard Joe se réveille en plus il pue ce cadavre elle avait pas dit qu’elle l’avait mis dans le congélo encore un mensonge de plus déjà petit elle était manipulatrice elle me disait que j’étais de la merde eh ben ça a pas changé le boss va encore tirer la tronche quand il va voir que le taf n’est pas fait eh merde la pelle vient de casser.

 

Tous droits réservés © – Le 7/12/18

 

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Loin – poésie

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Un moment que je n'avais pas écrit... Je ne prends plus le temps je crois... Mais cet après-midi, en écoutant le nouvel album de Patrick Bruel "Ce soir on sort", j'ai été inspirée. Ce poème parle de toutes ces années où je me suis perdue dans les abysses de ma souffrance, à ne pas savoir qui j'étais. C'est avec l'aide de ma psychologue que j'ai appris à me connaître. Aujourd'hui, je suis enfin apaisée. J'ai cessé de courir après le passé. Aujourd'hui, je suis MOI, et j'en suis fière.

 

Je suis partie au loin

Chercher ma vérité,

Dictée par mon instinct,

Ma quête de liberté.

 

J’avais les pieds en sang

A force de glisser,

J’ai chaviré longtemps

Avant de me trouver.

 

Je suis partie là-bas

Retrouver mon Histoire,

Semer le choléra

Me bouffant dans le noir.

 

Le temps passe si vite

Est-ce l’heure de grandir ?

La mort est bien maudite,

Je ne veux pas vieillir.

 

Je suis partie au loin

Rechercher qui j’étais,

Je ne savais plus bien

Où ma place se trouvait.

 

Je suis partie là-bas

Pour me sentir vivante

Faire taire le trépas,

Ce passé qui me hante.

 

J’avais le cœur en sang,

De cet amour absent,

Je l’ai longtemps pleuré

Vidant les eaux salées.

 

Je suis partie au loin,

Et je suis revenue,

J’ai sauté à pieds joints,

Au détour d’une rue.

 

J’ai appris à grandir,

Affronter les défaites,

Amorcer l’avenir,

Et les victoires en fêtes.

 

Je suis partie au loin

Mais je suis revenue,

Oui je suis revenue,

Et je sais aujourd'hui

Qui je suis.

Qui je suis.

 

 

Tous droits réservés © – Le 05/11/18

Poème : un éclair

Bonjour les gourmands,

Petit poème qui vous fera chavirer j'espère... Vous ne verrez plus les éclairs de la même façon après ça croyez-moi !  J'avoue, je me suis lâchée... à la limite de l'érotisme. Mais finalement, la pâtisserie n'a t-elle pas un côté sensuel ? Vous m'en direz des nouvelles...

Prêt pour un coup de foudre ???  ça devient chaud bouillant !!!! 

Clin d'oeil à mon poème préféré "A une passante" de Baudelaire.

 

UN ECLAIR...

 

 

Un éclair… puis l’envie,

Le plaisir assassin

La douceur qui séduit.

Mais pour l’heure, qu’une envie :

Le toucher à deux mains,

Tâter son acabit,

Toujours avec envie.

Sentir son parfum,

Et perdre ses moyens.

Lécher son apprêt,

Avoir l’eau à la bouche,

Et l’œil un peu farouche.

Envie de le croquer,

De fourrer dans ma bouche

Son grand corps allongé,

D’apprécier son crémeux

Subtil et audacieux,

Son chou alvéolé,

Croquant comme jamais,

Puis fondant au palais.

Un éclair… puis l’envie,

L’envie d’avoir envie,

Et la faim qui me prend,

Mon éclair… Mon amant.

 

 

Tous droits réservés ©– Le 26/07/18

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Petit macaron tout rond

Bonjour les gourmands, 

En ce 1er Juillet, l’inspiration s’enflamme lol ! J’ai écrit ce poème  en 5 minutes. Oui, oui, ça fuse les neurones…  

Voilà j’espère que ce poème mignon et gourmand vous plaira. N’hésitez pas à commenter. 

Bises et bon dimanche !!!! Profitez du soleil !!!!!  

 

 

Roule, roule, petit macaron tout rond,

Cric, crac, je te croque,

Roule, roule, petit macaron plus rond,

J’ai fissuré ta coque.

Ça craque sous la dent,

Ça fond sous la langue,

Roule, roule, petit macaron qui tangue,

Ta ganache éblouit,

Et mon palais frémit.

Roule, roule, petit macaron… et vite !  

On ne te résiste…

Roule, roule, petit macaron plus rond,

Ta forme varie

Plus loin que l’infini.

Mais prend garde petit macaron,

Que je ne te croque,

Toi et ta coque !

Eh, petit macaron, fait pas la tête,

Je t’invite à la fête.

Ne reste plus une miette

De ton coeur tendre,

Plus une miette,

Même pas une cendre.

 

 

Tous droits réservés © – Le 01/07/18

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L’art du café

Le monde se divise en deux classes : ceux qui vont au café et ceux qui n’y vont pas. Moi je n’y vais plus. Pourtant sous mes yeux, à travers la vitre, je vois tout un monde qui s’agite. Un monde inconnu. Un monde remplit de lumière. Un monde joyeux pourtant si éphémère… J’ai froid là-dehors. Je grelotte à travers mon manteau fané. Cependant, je n’ose entrer. Bien trop peur de tous ces regards tournés vers moi. Bien trop peur des gens que je ne connais pas. Je suis seule, toute seule sous la neige virevoltant dans mes cheveux. C’est un mois de décembre où tout le monde devrait être heureux. C’est un mois de fête lorsqu’on vit à deux. Et moi, je suis seule, sans un sous, sans un toit. Et j’ai froid. Lorsque je vois ce sapin de neige illuminé, je souris. Je repense à mes enfants et à ces années où ma vie était remplie. Mais il n’y a plus aucune vie en moi depuis bien trop longtemps. J’aperçois la serveuse, une jeune femme blonde, servir un café à un homme seul, assis dans le coin près de la porte. Un bon café chaud avec une mousse onctueuse. J’en rêve ! Et cet éclair qui vient de passer, je sens encore le goût de la crème dans ma bouche. L’homme, d’une cinquantaine d’années, est installé dans un fauteuil blanc qui semble bien confortable. En face de lui, une petite table ronde lactée. De là où je suis, je peux apercevoir le comptoir d’un blanc immaculé lui aussi. Des lampes en forme de cônes d’un gris argenté se soulèvent au-dessus du comptoir. Un bouquet d’orchidée lui donne un certain charme. Mais revenons à cet homme solitaire. Il m’intrigue. Peut-être est-il lui aussi seul pour Noël ? Est-il aussi triste que moi ? Il m’a l’air pensif… Et que peuvent bien se raconter tous ces gens riant aux éclats ? Sans doute des niaiseries superficielles et des blablas… Moi, je n’ai rien à dire. Ma vie est vide. Elle est blanche comme la neige dans mes cheveux, comme la couleur qui semble dominer ce café. Il y a quelques fauteuils noirs cependant s’assemblant comme un damier. Mais qu’entends-je derrière ma vitre ? La machine à café tourne avec vivacité. J’adorais le café avant. Le Cappucino, c’était mon préféré. Comme je voudrais entrer… Mais j’ai bien trop peur avec mes vêtements de dur labeur. Sur le mur, une affiche de pâtes fraiches bien colorée. Cela donne l’eau à la bouche ! De l’autre côté, un mur d’ardoise gris anthracite. Le vieil homme est en train de lire un livre. Je n’arrive pas à voir le titre. J’aimais lire moi aussi avant. Voltaire, Maupassant, Baudelaire… Maintenant, je me sers de journaux pour me tenir chaud. Sa tasse est presque vide. J’ai envie d’un café. Ma vie est bien livide. La musique du café résonne comme un écho de bonheur. Cela me donne du baume au cœur. L’Art du café, il s’appelle. Je voudrais y entrer. Mais que diraient les autres. Je ne suis qu’une sans abris qui n’a plus de vie.

 

Tous droits réservés © – Décembre 2014

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