Loin – poésie

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Un moment que je n'avais pas écrit... Je ne prends plus le temps je crois... Mais cet après-midi, en écoutant le nouvel album de Patrick Bruel "Ce soir on sort", j'ai été inspirée. Ce poème parle de toutes ces années où je me suis perdue dans les abysses de ma souffrance, à ne pas savoir qui j'étais. C'est avec l'aide de ma psychologue que j'ai appris à me connaître. Aujourd'hui, je suis enfin apaisée. J'ai cessé de courir après le passé. Aujourd'hui, je suis MOI, et j'en suis fière.

 

Je suis partie au loin

Chercher ma vérité,

Dictée par mon instinct,

Ma quête de liberté.

 

J’avais les pieds en sang

A force de glisser,

J’ai chaviré longtemps

Avant de me trouver.

 

Je suis partie là-bas

Retrouver mon Histoire,

Semer le choléra

Me bouffant dans le noir.

 

Le temps passe si vite

Est-ce l’heure de grandir ?

La mort est bien maudite,

Je ne veux pas vieillir.

 

Je suis partie au loin

Rechercher qui j’étais,

Je ne savais plus bien

Où ma place se trouvait.

 

Je suis partie là-bas

Pour me sentir vivante

Faire taire le trépas,

Ce passé qui me hante.

 

J’avais le cœur en sang,

De cet amour absent,

Je l’ai longtemps pleuré

Vidant les eaux salées.

 

Je suis partie au loin,

Et je suis revenue,

J’ai sauté à pieds joints,

Au détour d’une rue.

 

J’ai appris à grandir,

Affronter les défaites,

Amorcer l’avenir,

Et les victoires en fêtes.

 

Je suis partie au loin

Mais je suis revenue,

Oui je suis revenue,

Et je sais aujourd'hui

Qui je suis.

Qui je suis.

 

 

Tous droits réservés © – Le 05/11/18

Poème : un éclair

Bonjour les gourmands,

Petit poème qui vous fera chavirer j'espère... Vous ne verrez plus les éclairs de la même façon après ça croyez-moi !  J'avoue, je me suis lâchée... à la limite de l'érotisme. Mais finalement, la pâtisserie n'a t-elle pas un côté sensuel ? Vous m'en direz des nouvelles...

Prêt pour un coup de foudre ???  ça devient chaud bouillant !!!! 

Clin d'oeil à mon poème préféré "A une passante" de Baudelaire.

 

UN ECLAIR...

 

 

Un éclair… puis l’envie,

Le plaisir assassin

La douceur qui séduit.

Mais pour l’heure, qu’une envie :

Le toucher à deux mains,

Tâter son acabit,

Toujours avec envie.

Sentir son parfum,

Et perdre ses moyens.

Lécher son apprêt,

Avoir l’eau à la bouche,

Et l’œil un peu farouche.

Envie de le croquer,

De fourrer dans ma bouche

Son grand corps allongé,

D’apprécier son crémeux

Subtil et audacieux,

Son chou alvéolé,

Croquant comme jamais,

Puis fondant au palais.

Un éclair… puis l’envie,

L’envie d’avoir envie,

Et la faim qui me prend,

Mon éclair… Mon amant.

 

 

Tous droits réservés ©– Le 26/07/18

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Petit macaron tout rond

Bonjour les gourmands, 

En ce 1er Juillet, l’inspiration s’enflamme lol ! J’ai écrit ce poème  en 5 minutes. Oui, oui, ça fuse les neurones…  

Voilà j’espère que ce poème mignon et gourmand vous plaira. N’hésitez pas à commenter. 

Bises et bon dimanche !!!! Profitez du soleil !!!!!  

 

 

Roule, roule, petit macaron tout rond,

Cric, crac, je te croque,

Roule, roule, petit macaron plus rond,

J’ai fissuré ta coque.

Ça craque sous la dent,

Ça fond sous la langue,

Roule, roule, petit macaron qui tangue,

Ta ganache éblouit,

Et mon palais frémit.

Roule, roule, petit macaron… et vite !  

On ne te résiste…

Roule, roule, petit macaron plus rond,

Ta forme varie

Plus loin que l’infini.

Mais prend garde petit macaron,

Que je ne te croque,

Toi et ta coque !

Eh, petit macaron, fait pas la tête,

Je t’invite à la fête.

Ne reste plus une miette

De ton coeur tendre,

Plus une miette,

Même pas une cendre.

 

 

Tous droits réservés © – Le 01/07/18

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L’art du café

Le monde se divise en deux classes : ceux qui vont au café et ceux qui n’y vont pas. Moi je n’y vais plus. Pourtant sous mes yeux, à travers la vitre, je vois tout un monde qui s’agite. Un monde inconnu. Un monde remplit de lumière. Un monde joyeux pourtant si éphémère… J’ai froid là-dehors. Je grelotte à travers mon manteau fané. Cependant, je n’ose entrer. Bien trop peur de tous ces regards tournés vers moi. Bien trop peur des gens que je ne connais pas. Je suis seule, toute seule sous la neige virevoltant dans mes cheveux. C’est un mois de décembre où tout le monde devrait être heureux. C’est un mois de fête lorsqu’on vit à deux. Et moi, je suis seule, sans un sous, sans un toit. Et j’ai froid. Lorsque je vois ce sapin de neige illuminé, je souris. Je repense à mes enfants et à ces années où ma vie était remplie. Mais il n’y a plus aucune vie en moi depuis bien trop longtemps. J’aperçois la serveuse, une jeune femme blonde, servir un café à un homme seul, assis dans le coin près de la porte. Un bon café chaud avec une mousse onctueuse. J’en rêve ! Et cet éclair qui vient de passer, je sens encore le goût de la crème dans ma bouche. L’homme, d’une cinquantaine d’années, est installé dans un fauteuil blanc qui semble bien confortable. En face de lui, une petite table ronde lactée. De là où je suis, je peux apercevoir le comptoir d’un blanc immaculé lui aussi. Des lampes en forme de cônes d’un gris argenté se soulèvent au-dessus du comptoir. Un bouquet d’orchidée lui donne un certain charme. Mais revenons à cet homme solitaire. Il m’intrigue. Peut-être est-il lui aussi seul pour Noël ? Est-il aussi triste que moi ? Il m’a l’air pensif… Et que peuvent bien se raconter tous ces gens riant aux éclats ? Sans doute des niaiseries superficielles et des blablas… Moi, je n’ai rien à dire. Ma vie est vide. Elle est blanche comme la neige dans mes cheveux, comme la couleur qui semble dominer ce café. Il y a quelques fauteuils noirs cependant s’assemblant comme un damier. Mais qu’entends-je derrière ma vitre ? La machine à café tourne avec vivacité. J’adorais le café avant. Le Cappucino, c’était mon préféré. Comme je voudrais entrer… Mais j’ai bien trop peur avec mes vêtements de dur labeur. Sur le mur, une affiche de pâtes fraiches bien colorée. Cela donne l’eau à la bouche ! De l’autre côté, un mur d’ardoise gris anthracite. Le vieil homme est en train de lire un livre. Je n’arrive pas à voir le titre. J’aimais lire moi aussi avant. Voltaire, Maupassant, Baudelaire… Maintenant, je me sers de journaux pour me tenir chaud. Sa tasse est presque vide. J’ai envie d’un café. Ma vie est bien livide. La musique du café résonne comme un écho de bonheur. Cela me donne du baume au cœur. L’Art du café, il s’appelle. Je voudrais y entrer. Mais que diraient les autres. Je ne suis qu’une sans abris qui n’a plus de vie.

 

Tous droits réservés © – Décembre 2014

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Esquisse sous la pluie

Esquisse sous la pluie

D’après Reflection de Peter Doig

"Reflection (What does your soul look like)", huile sur toile (295 × 200 cm), 1996

J'ai écrit ce poème pour un concours de poésie sur le thème "L'art poétique" durant la manifestation du Printemps du poète dans ma ville.  C'était juste comme ça pour le plaisir...

Puis un matin, on m'appelle pour m'annoncer que mon poème a eu le 1er prix. Je ne m'y attendais vraiment pas. C'était un bel hommage à mon poème. Un bon moment partagé durant la lecture... Signe que mon poème plait. Et signe que j'ai un certain talent.  J'étais super émue. Vraiment de beaux souvenirs de cette période de ma vie.

Aujourd'hui, je suis heureuse et fière de partager ce poème avec vous.  Je me suis inspirée d'un tableau de Peter Doig. Il faut croire qu'il m'a porté chance.  

Il est seul,

Tout seul…

L’homme solitaire.

Il pleut

Flip flop fait la pluie

Il pleut

L’homme esquisse sa vie.

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Avenir en devenir

Un avenir en devenir

 

Devant la page vide
Ma poésie se ride,
Je n’ai plus rien à vomir
Alors pourquoi la remplir ?

J’ai déjà tout craché
Le poison, la souffrance, les démons,
Il n’y a plus rien à prélever,
J’ai déjà tout craché
Alors pourquoi la remplir
Cette page qui nous a vu souffrir ?

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A la gare

Un texte écrit spécialement pour un atelier théâtre dont j’aurais beaucoup aimé participer. Malheureusement, ce n’était pas possible à ce moment-là. La pièce avait pour thématique « le temps qui passe ». J’ai été ravie de participer à ma façon. Et merci à la personne qui a récité mon texte. Un grand honneur !  La pièce, intitulée « Gare au temps », avait comme trame une série de saynettes dont le lieu principal était la gare.

Et comme toujours, mes écrits sont tristes. Je suis une spécialiste du drame, il ne faut pas chercher… 

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